samedi 5 juillet 2008

02/07 - Libertad!



Vous ne l'aurez pas manqué, jeudi a été libérée la politicienne franco-colombienne Ingrid Bétancourt, otage de la guerilla FARC depuis six ans.


Si vous avez suivi l'évènement sur France 2, vous aurez pu constater qu'on était bien en place pour couvrir l'évènement puisqu'on a même obtenu une interview de l'ex-otage en direct depuis l'ambassade de France dans le 20h... Eh bien, sachez qu'en coulisses, tout n'a pas été aussi simple et que cette réussite est dûe en bonne partie à... nous!


Premier point: j'étais tout seul au bureau quand on a appris la nouvelle. Dès lors, ça a un peu été le rush, pace que les images provenant en direct de la colombie devaient passer par nos bureaux pour arriver à Paris. La régie m'a donc appelé pour que je demande à EBU (cf. un des premiers articles pour le rappel que ce qu'est EBU) de commuter un certain canal, AldeaVision, vers eux. Bon, j'avoue, je n'ai pas dû servir à grand-chose, je crois qu'ils se sont contactés directement pour mettre ça au point, mais c'est en tout cas par chez nous que sont passées les images que vous avez reçues en direct.


Pendant ce temps, Alain, qui était alors en tournage en Louisiane, est appelé en urgence par la rédaction qui craint que la journaliste qu'ils sont en train de dépêcher sur place, Dorothée Olliéric, n'arrive trop tard. Il doit donc partir de la Louisiane directement pour Bogota avec Marjolaine dans ses valises.


Finalement, Mme. Olliéric aura réussi à prendre l'avion qui emmenait les enfants Bétancourt ainsi que Bernard Kouchner en Colombie. Elle est donc arrivée à temps et Alain aura été envoyé sur place... pour rien. Pour rien? Presque...


Oui, si vous avez suivi le 20h de France 2 du lendemain, vous avez en effet pu voir en fin de journal une longue interview en direct d'Ingrid Bétancourt. Figurez-vous que vous n'auriez pas dû la voir parce que le faisceau devait passer sur TF1 juste avant (en effet, chaque chaîne n'a pas sa propre liaison vers sa régie dans ce genre de situation, cela passe par du matériel local qu'il faut donc partager) sauf que c'est... Marjolaine qui, dans le car-régie colombien présent sur place, a eu la présence d'esprit de dire avec beaucoup d'autorité qu'il ne fallait pas basculer le faisceau vers nos aimés concurrents. Le personnel local ne s'est pas posé de question et c'est ainsi que vous avez pu avoir en direct cette interview exclusive... Merci qui?
PS: il faut tout de même préciser que France 2 avait les 20 premières minutes du faisceau (de 20h à 20h20 heure française) et TF1 les 20 suivantes. Et si TF1 s'est "fait avoir", c'est en grande partie de leur faute puisque pour nous empêcher d'avoir Bétancourt pendant qu'on disposait du faisceau, ils se sont empressés de l'appeler au téléphone (en direct dans leur 20h, donc) pendant les fameuses vingt premières minutes (ce qui n'est pas très fair-play, vous l'avouerez). Leur coup de téléphone s'est terminé quelques trente secondes avant que le faisceau bascule vers eux (et ils n'en avaient alors plus besoin puisqu'ils avaient fait leur interview par téléphone). Finalement, c'était beaucoup plus intéressant pour nous puisque plus que sa voix et ses propos, ce sont ses expressions et son regard qui comptaient à ce moment-là. TF1 a été pris à son propre jeu...

vendredi 4 juillet 2008

01/07 - Smashed Macarons

Je voulais offrir au bureau, en remerciement de leurs bons traitements, une boîte de macarons Ladurée (les meilleurs, en principe, les plus chers, en tout cas). Je me suis dit qu'une spécialité française serait le cadeau idéal pour des Français expatriés au pays de la malbouffe...


C'était une très bonne idée, les gens du bureau me l'ont confirmé, le problème est que, malgré les précautions de protection que j'avais prises, voilà dans quel état mes beaux macarons sont arrivés...


(réalisé sans trucage...)

30/06 - De retour... non sans mal



Après une semaine de break où j'étais en France pour passer des rattrapages (ô joie, ô allégresse), me voici de retour à Washington! Avec MON retour, ce sera aussi le retour des articles. Et on commence tout de suite par la charmante mésaventure qui m'est arrivée à l'occasion de ce retour qu'on dira "en deux temps". En effet, arrivé à l'enregistrement à Roissy, le charmant monsieur me prévient que, le vol étant surréservé, je risque de ne pas savoir de place et qu'il faut, pour en être sûr, que je me présente à l'embarquement un peu avant que celui-ci ne commence. Evidemment, à aucun moment on n'est prévenu du risque (ne serait-ce que de cela) de ne pas avoir de place...


A l'embarquement, on me dit qu'en effet, c'est mort, mais que, parfois, des gens sont recalés aux contrôles de sécurité et que si je veux, je peux attendre la fin de l'embarquement pour être sûr que je n'ai décidément pas de place. J'attends donc, c'est très long. Et au final, aucun doute: c'est cuit.


Du coup, je dois prendre le vol du lendemain 10h15... Bon, heureusement, je n'avais rien d'urgent à faire, et Air France m'a payé la nuit d'hôtel avec dîner et petit-déjeuner inclus... Pas du grand luxe, c'était un Campanile, mais version deux étoiles (donc au niveau d'un Ibis, par exemple), c'est-à-dire quand-même quelque chose de tout à fait convenable.



Et en plus de me payer ça, ils me versent aussi une compensation: 800€ d'avoir ou 600€ cash... C'est toujours sympathique de voyager ainsi pour -100€ (puisque le billet en coûtait 500).

Je suis donc arrivé à bon port le lendemain, en ayant en plus pu choisir ma place dans l'avion: près des portes de secours, côté hublot, on a personne devant et donc de la place pour les jambes: sur un vol aussi long et en classe éco, c'est toujours appréciable!

compteur pour blog