Mardi, une fois rentré de mon périple (voir ci-dessous), je m'étais tranquillement posé devant mon ordinateur quand a retenti l'alarme incendie.
Ici, les sirènes des voitures de police et des ambulances font un boucan bien plus terrible que leurs équivalents français tandis que les camions de pompiers ajoutent à leur sirène assourdissante des coups de klaxons répétés... On se serait donc attendu à une alarme à réveiller les morts. Mais là, non. Quelqu'un de profondément endormi ou même seulement avec un casque sur les oreilles pour écouter de la musique a toutes les chances de finir rôti. En effet, l'alerte est plutôt discrète, bien plus d'ailleurs, pour le coup, que nos alarmes françaises. L'idée c'est: un coup de sirène à un volume très modéré, suivi d'une voix féminine robotique et aussi calme que celle qui vous accueille sur n'importe quel serveur vocal téléphonique: "May I have your attention please", répété deux fois, suivi par la voix d'un homme pas du tout plus affolé qui annonce le problème ("A fire may have occured in the building" etc.) et nous demande gentiment d'évacuer sans utiliser les ascenseurs.
Après les sirènes de pompiers plus assoudissantes qu'un concert de heavy metal, les Etats-Unis ont inventé l'alarme incendie sous Prozac...
Le résultat est cela dit très efficace sur un point: tout le monde sort dans le calme. J'ai attendu que l'annonce soit répétée trois fois pour me décider à sortir (tellement il était peu clair qu'il se passait vraiment quelque chose d'urgent) et il a dû en passer encore cinq ou six avant que je sois sorti, après avoir pris le temps de... m'habiller (ça peut quand-même servir) et d'emmener mes sous.
Une fois que tout le bâtiment était dehors, on nous a fait nous décaler d'un côté du trottoir, puis sont arrivées trois voitures de police qui ont bloqué la rue (c'était assez impressionnant, d'ailleurs, les Américains ne font vraiment pas les choses à moitié). Vu de l'extérieur du bâtiment comme de l'intérieur: rien d'inquiétant à l'horizon, pas une seule méga-sirène de pompier au loin, ça sentait la fausse alerte à plein nez, mais quand on commençait tous à se préparer à rentrer, on nous a envoyés sur le trottoir d'en-face, comme s'il allait se passer quelque chose. La moitié du groupe n'avait même pas traversé la rue qu'on a tous fait demi-tour pour réintégrer le bâtiment... Voilà. On nous a sorti, quoi, c'était sympa de prendre l'air mais à part ça, RAS.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire